Quand il dort, je veille longtemps, interroge la nuit, ne comprend pas le piège-rêve que je poursuis encore, et pourtant, parfois, quand je me lève sans bruit et m'examine nue dans la glace, me trouve si belle, inconnue, qui sans lui, n'aurait jamais existé, me découvre autre que je me connaissais, alors je ne sais plus rien. Et même si je crois ne plus le désirer parce que l'ennui, le temps et ne rien foutre nous désagrègent tous les deux, dissolvent très bien ce qui nous réunissait, pourtant nous avions cru à, pourtant..naivement. pourtant c'est dans ces moments-là, aussi, quand il n'y a plus d'orage folle entre nous deux, c'est dans ces moments que je sens, touche presque du doigt une sorte de vérité, plus profonde et forte que le désir immédiat de peau sur la peau. après tout peut-on appeller amour la pulsion génitale?
Tandis que là, ce serait un sentiment plus fort, plus pur, débarrasé de l'instinct et donc bien plus réel. j'en suis tout à fait sûre, je m'en convaincs facilement.. Et pourtant, sans comprendre comment, je ne peux lui dire, parler devient impossible, non, je ne peux pas. Et je ferme les yeux, ne sens plus rien, simplement j'entends la magie se dissoudre et alors je voudrais crier comme un enfant dans un cauchemar.
samedi
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