je le porte au fond de moi, comme on porte un poumon, sans le savoir, puisqu'il est là depuis le tout début de l'éternité, la mienne.
il arrive toujours un moment au centre de ma nuit, quand je dors pas comme ce soir, un moment ou j'arrête mon cerveau et que je respire, je respire doucement et je sais qu'il vibre, dans la pénombre d'un lieu de galère.
et je vais au dessus de la ville, sans les lumières, sans les stops, sans les rues, sans les portes, et je fais seulement mettre ma main tout autours de son cou, et j''écris en petits bâtons d'allumettes ''hey, mon copain, je suis là''.
parce que ce soir, je sais pas pourquoi mais je suis certaine que j'aurais dû y être.
samedi
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